Article > La lettre des Amis de Jean Giono numéro 39 de janvier 2026

A lire la petite présentation de : Jean Giono, un désir montre au-delà de toutes les transgressions, Jacques-Marie Laffont éditions :

Reprenant et approfondissant encore son tête à texte avec l’œuvre de Giono, Christine BretonnierAndreani analyse tous les troubles, les interdits et les pulsions parfois «lucifériennes» qui sous-tendent la dite «seconde manière» de l’écrivain. Servi par une impressionnante culture philosophique, anthropologique et psychanalytique, le nouvel essai de notre amie explore les soubassements symboliques de l’inspiration gionienne. Les grandes figures féminines y ont le beau rôle, en particulier Ennemonde, «monstrueuse baleine blanche» (p. 96) à qui se trouvent consacrées des pages aussi originales qu’audacieuses. Christine Bretonnier-Andreani, Jean Giono. Un désir monstre au-delà de toutes les transgressions, Jacques-Marie Laffont Éditions,
2025, 28€.

Vidéo > Rencontre avec Christine Bretonnier-Andreani et Didier Flamand autour de « Jean Giono – Un désir monstre au-delà de toutes les transgressions », Jacques-Marie Laffont éditions, à la librairie Arche des Carmes d’Arles le 31 octobre 2025.

Vidéo de la rencontre avec Christine Bretonnier-Andreani, l’auteure, et Didier Flamand, le comédien, autour de « Jean Giono – un désir monstre au-delà de toutes les transgressions », Jacques-Marie Laffont éditions, à la librairie l’Arche des Carmes d’Arles le 31 octobre 2025.

Livre > Jean Giono – un désir monstre au-delà de toutes les transgressions, essai aux éditions Jacques-Marie Laffont

Jean Giono – Un désir monstre au-delà de toutes les transgressions :

Cet ouvrage est issu de ma deuxième thèse de doctorat sur GIONO sous la direction de Julia Kristeva. C’est devenu un livre grâce à Julia Kristeva et à mon éditeur Jacques-Marie Laffont ainsi qu’aux dirigeants du Groupe LDL, Guillaume Dumoulin et Gauthier Dupont, deux jeunes éditeurs très novateurs avec lesquels Jacques-Marie Laffont s’est associé.

En quoi mon essai est-il très différent de tout ce qui a été publié sur Jean Giono ?

De nombreux livres explorent le Giono romancier exceptionnel sur le registre de l’agro-pastoral, voire même le Giono « écologiste » avant l’heure. De très nombreux ouvrages parlent également du Giono « pacifiste », ce qui lui a causé bon nombre de désagréments de la part de ses pairs, de l’un de ses éditeurs, sans parler des hommes politiques de l’époque (période autour de la deuxième guerre mondiale).

Mon propos a été de donner une nouvelle lecture de l’auteur de Regain et du Hussard sur le toit. Je me suis donc concentrée sur le Giono deuxième manière (les romans écrits à partir de la deuxième guerre mondiale). Une lecture, en quelque sorte « lacanienne », sur les dérives et explorations du désir et des chemins de traverse qui sous-tendent l’œuvre de Giono. C’est cette lecture qui rend cet essai différent de tous les autres ouvrages sur Giono.

Jean Giono – Un désir monstre au-delà de toutes les transgressions, renouvelle radicalement l’approche critique sur l’auteur de Que ma joie demeure. Cet essai propose une lecture profondément novatrice de l’œuvre gionienne, loin des approches traditionnelles centrées sur son rapport à la nature ou son humanisme. Je révèle un Giono inédit, où le désir, la monstruosité et la transgression occupent une place centrale, structurant son imaginaire et son écriture. En mobilisant la psychanalyse (Freud, Lacan, Kristeva), la philosophie (Nietzsche, Kostas Axelos) et l’esthétique (Van Gogh, Frida Kahlo, Antonin Artaud), l’essai met en lumière la part d’ombre et de vertige qui traverse son œuvre. Depuis Un roi sans divertissement jusqu’à Ennemonde, en passant par Deux cavaliers de l’orage, ce voyage au sein des pulsions et des interdits révèle un Giono insoupçonné. À travers les figures de la mère archaïque, les mythes et les personnages dévorés par l’excès, j’interroge la tension entre pulsions et interdits dans un univers romanesque où « l’inquiétante étrangeté » fait loi. Une relecture audacieuse qui rompt avec les interprétations classiques et renouvelle en profondeur notre compréhension de Giono, dévoilant un écrivain aux prises avec une esthétique du trouble et de la métamorphose.

« Une lecture érudite et passionnante, portée par une réflexion profonde sur l’identité et la création littéraire » selon mon éditeur Jacques-Marie Laffont.

livre disponible

Ce livre est disponible sur le site de l’éditeur : https://jmlaffont-editions.com/librairie/intertextes/jean-giono-christine-bretonnier-andreani/

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et dans toutes les librairie, sur commande.

il est également disponible en commande sur les sites de la FNAC et d’AMAZON

Parution le 30 juin 2025, 362 p., ISBN : 978-2-488325-35-6, Prix 28€

Presse > Article du Magazine Hora du 25 septembre 2025 sur l’essai de Christine Bretonnier-Andreani

écrit par horamagazine septembre 25, 2025

Christine Bretonnier-Andreani

crédit photo : FDSalsero

Quand la critique rencontre la poésie

Essayiste, poétesse et professeure agrégée de lettres modernes, Christine Bretonnier-Andreani s’impose comme l’une des grandes spécialistes de Jean Giono. Titulaire de deux doctorats consacrés à l’écrivain, l’un dirigé par Henri Godard (Paris IV Sorbonne) et l’autre par Julia Kristeva (Paris Diderot – Paris 7), elle a construit une œuvre critique singulière à la croisée de plusieurs disciplines : psychanalyse, philosophie, anthropologie et esthétique.

Sa plume, à la fois rigoureuse et sensorielle, parvient à faire vibrer la langue critique au rythme du souffle poétique de Giono, dévoilant la profondeur d’un écrivain déchiré et incandescent, entre monstrueux, sacré et abîme. À la retraite depuis deux ans, elle poursuit ses explorations littéraires à travers de nouveaux projets artistiques, notamment des lectures musicales du roman Le Grand troupeau, qui ont donné naissance à des représentations et à un coffret CD publié sous le label ACEL.

Christine Bretonnier-Andreani

Son dernier essai, Jean Giono – Un désir monstre au-delà de toutes les transgressions, est issu de sa deuxième thèse de doctorat, menée sous la direction de Julia Kristeva. Cet ouvrage marque une rupture dans la critique gionienne en proposant une lecture novatrice, éloignée des visions traditionnelles d’un Giono « écologiste » ou « pacifiste ». Christine Bretonnier-Andreani se concentre sur le Giono de la « deuxième manière », celui qui, après la Seconde Guerre mondiale, explore les dérives du désir, les transgressions et l’univers de la monstruosité.

Mobilisant les apports de la psychanalyse (Freud, Lacan, Kristeva), de la philosophie (Nietzsche, Kostas Axelos) et de l’esthétique (Van Gogh, Frida Kahlo, Antonin Artaud), elle révèle un Giono insoupçonné, habité par l’« inquiétante étrangeté », où l’excès et la métamorphose redessinent les contours de la création. D’Un roi sans divertissement à Ennemonde, en passant par Deux cavaliers de l’orage, son analyse éclaire un imaginaire traversé par le vertige et les pulsions, offrant une approche critique audacieuse et profondément renouvelée.

Christine Bretonnier-Andreani et son éditeur Jacques-Marie Laffont /Crédit photo : Fred Bittoun

Son éditeur Jacques-Marie Laffont qualifie l’ouvrage de « lecture érudite et passionnante, portée par une réflexion profonde sur l’identité et la création littéraire ».

HORA Magazine tient à adresser ses plus vifs remerciements à M. Jacques-Marie Laffont, dont le soutien et la confiance ont rendu possible cette rencontre précieuse avec Christine Bretonnier-Andreani.

L’Article de Mme May / D : Chroniqueur(se) littéraire / Ma Librairie

HORA magazine / Ma Librairie / Sept.2025

Presse > Article de La Marne, le 24 août 2025

Article de Robin Peraudin du journal La Marne

Fascinée par Jean Giono, cette autrice du Pays de Meaux dévoile la face cachée de l’écrivain

Par Robin Peraudin du journal La Marne

Dans son ouvrage, Christine Bretonnier-Andreani dévoile une face de l’écrivain français. Un Giono insoupçonné, entre pulsions, monstres et désir.

Jacques-Marie Laffont, éditeur de l’ouvrage (à gauche) et Christine Bretonnier-Andreani (à droite), sont fiers de cette nouvelle parution depuis juin dernier. ©Photo Fred Bittoun

Et s’il fallait oublier le Giono lyrique, panthéiste, proche de la nature, pour redécouvrir un écrivain hanté par le désir, le sacré et l’abîme ? C’est la proposition audacieuse de Christine Bretonnier-Andreani, ancienne enseignante dans le Pays de Meaux, dans Jean Giono- Un désir monstre au-delà de toutes les transgressions, un essai dense, rigoureux et incandescent. Fascinée par l’écrivain français, l’autrice dévoile dans son ouvrage la partie sombre des œuvres de Giono, notamment à son retour de la Première guerre mondiale « J’ai choisi de proposer une lecture, en quelque sorte lacanienne, sur les dérives et explorations du désir et des chemins de traverse qui sous-tendent l’œuvre de Giono », affirme l’autrice. Loin des représentations classiques de Giono comme « écrivain de la terre », son approche fait émerger un Giono du trouble, de la monstruosité, de la transgression.

Le Giono « deuxième manière » : au cœur des ténèbres

Christine Bretonnier-Andreani concentre son attention sur les œuvres de la maturité, ce qu’on appelle le « Giono deuxième manière », celui d’Un roi sans divertissementLe Moulin de PologneLes Âmes fortes ou Ennemonde. « Ce sont ces romans qui m’ont toujours intéressée, écrit-elle, parce qu’ils explorent les passions humaines incarnées dans les personnages. » Ces figures, transfigurées par l’imaginaire de Giono, révèlent une tension constante entre pulsions et interdits. « Depuis Un roi sans divertissement jusqu’à Ennemonde, en passant par Deux cavaliers de l’orage, ce voyage au sein des pulsions et des interdits révèle un Giono insoupçonné. »

La mère archaïque, les monstres, la transgression

L’essai est structuré en trois grandes parties. D’abord, « La mère archaïque », où l’autrice analyse les figures féminines omniprésentes et puissantes. Elle cite Freud et Lacan pour éclairer cette quête du Féminin. Ensuite, dans « Les monstres dans l’imaginaire gionien », elle s’attarde sur la présence de l’hermaphrodite, de l’ogre, du monstre marin. Enfin, « Genèse d’une philosophie de la transgression » tisse des liens profonds entre Giono et d’autres figures de la création : Antonin Artaud, Vincent Van Gogh, Frida Kahlo.

Un essai transdisciplinaire

Ce qui rend cet essai si singulier, c’est la multiplicité des regards croisés. Bretonnier-Andreani mobilise la psychanalyse (Freud, Lacan, Kristeva), la philosophie (Nietzsche, Axelos), l’esthétique (Artaud, Van Gogh, Kahlo), pour construire une typologie du monstrueux. « Le monstre, chez Giono, n’est jamais totalement extérieur : il naît du clivage, du refus du refoulement. »

Un regard renouvelé sur un écrivain majeur

En s’éloignant des approches convenues sur le Giono humaniste et poète de la nature, Christine Bretonnier-Andreani offre un regard neuf, dérangeant, fascinant. Elle nous montre que chez Giono, le désir est monstre, que le langage est chair, que l’inconscient travaille chaque phrase.

Un livre salué pour sa richesse intellectuelle, sa force d’interprétation et la puissance de son écriture.

Article à retrouvé en ligne sur le site du journal La Marne :

https://actu.fr/ile-de-france/meaux_77284/fascinee-par-jean-giono-cette-autrice-du-pays-de-meaux-devoile-la-face-cachee-de-lecrivain_63069527.html